HACHETTE HISTOIRE
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HACHETTE HISTOIRE

L’histoire commence en 1826, quand Louis Hachette, né en 1800, rachète la librairie Brédif, à deux pas de la Sorbonne. En fait, elle commence un peu plus tôt…

Louis Hachette, qui voulait être professeur, avait brillamment intégré l’Ecole Normale Supérieure, en 1819. Mais, tenue pour un creuset d’idées subversives, elle est fermée en 1822 et le jeune homme doit envisager de se reconvertir. Il sera donc libraire – autre manière de servir la connaissance, et adopte la belle devise: Sic quoque docebo  « Ainsi, j’enseignerai quand même.

Savoir lire et écrire, bien maîtriser sa langue… La vocation pédagogique de Louis Hachette ne faiblit pas : en 1846, il signe un contrat avec Emile Littré pour son fameux Dictionnaire, dont les premiers volumes sortiront en 1863…

Louis Hachette comprend également très vite qu’il ne s’agit pas seulement de faire des livres mais encore de les rapprocher du public – il existe alors peu de libraires au sens actuel du mot. Or, seconde conjonction d’une phase historique et d’une intuition d’entrepreneur, les années 1850 voient le développement des chemins de fer. Louis Hachette négocie avec les compagnies ferroviaires des concessions pour installer, dans toutes les grandes villes, des « bibliothèques de gare ».

Et que lire en train, lors de voyages encore fort longs ? Des guides touristiques – en 1855 naissent les « Guides Joanne ». Des romans – Hachette élargit sa production littéraire avec Dickens, Nerval ou Sand. Et surtout, il pense aux enfants : le contrat signé avec la Comtesse de Ségur marque le début de la « Bibliothèque rose »…Quand Louis Hachette meurt, en 1864, sa maison d’édition est la première au monde

Au XIXème siècle, un libraire est aussi un éditeur. Avec la librairie Brédif, le jeune Louis est à la tête de 600 ouvrages et des droits sur 5 titres – un bien modeste catalogue. Mais il sent que les temps changent, singulièrement en matière d’éducation où, en 1833, la loi Guizot impose une école primaire dans chaque commune. Or à cette époque, il n’existe aucun manuel pour ce niveau : les enfants apprennent l’alphabet dans n’importe quoi – y compris, au grand effroi des inspecteurs, dans les Devoirs de l’homme galant… Intuition – mais aussi conviction – Louis Hachette, dès 1829, avait mis en chantier un abécédaire. De 1830 à 1832, nul autre éditeur n’ayant anticipé ce marché, c’est à lui que l’État passe commande de près d’un million d’exemplaires. 

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